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Zik’O Bij 2018 : que sont devenus les gagnants ? - The Navajos un été plus tard

Zik’O Bij 2018 : que sont devenus les gagnants ? - The Navajos un été plus tard

Le 8 juin dernier à la finale du Zik’O Bij au Toï Toï, les quatre membres du groupe The Navajos ont remporté le tremplin ! Suis-nous dans les coulisses pour en savoir plus sur ces artistes !

Nous avons rencontré Nicolas, chanteur et guitariste dans le groupe.

Les autres membres sont tous au chœur, Fabien faisant simultanément de la basse, Romain de la guitare et Hector de la batterie.

 

Presque trois mois après…

Comment tu te sens après la victoire du groupe au Zik’O Bij ?

Toujours étonné, et je revois encore la scène de la délibération. Je n’ai pas eu l’impression de faire quelque chose de suffisamment bon par rapport à tout ce que j’avais vu dans la soirée. On est passé en dernier donc j’ai vu énormément de gens hyper talentueux, des performances musicales incroyables, et je ne pensais pas une seconde qu’on gagnerait ! Je crois qu’on est tous encore un peu dans cet état de stupéfaction.

 

Qu’a fait le groupe de son été ?

Cet été, c’était repos général des troupes ! On s’est quand même vu pour enregistrer une maquette, c’est-à-dire un brouillon de l’album. On enregistre nos morceaux comme on les pense sur le moment, histoire d’avoir un premier jet qu’on va réécouter et qui va nous servir à savoir exactement ce qu’on veut faire quand on préparera l’album ensuite.

On a passé une semaine ensemble dans notre studio à Saint-Etienne chez notre producteur actuel qui est aussi un bon ami à nous. Quand on passe du temps comme ça ensemble à faire de la musique, il y a une osmose qui se crée forcément, mais parfois ce n’est pas facile. 

Musicalement, on a juste fait un concert pour l’anniversaire d’une copine qui avait loué un gîte dans la Drôme.

 

Comment vois-tu le groupe dans un avenir proche ?

J’ai pour projet de créer un petit studio à la maison parce qu’on a tous des vies différentes avec un emploi du temps différent et donc les moments pour se retrouver sont rares. Et si tu suis ces rythmes là les chosent avancent lentement. Moi quand je travaille, j’aime bien que ça aille assez vite entre le moment où j’écris le morceau et le moment où je l’enregistre ; si ce n’est pas fait rapidement, il peut se passer un an entre l’écriture et l’enregistrement comme ça nous est déjà arrivé ! Pour moi c’est trop lent,  c’est frustrant, le monde bouge vite, les gens se lassent vite, on ne peut pas se permettre de laisser passer autant de temps.

Par ailleurs il y a un projet de continuer le groupe. On a beaucoup discuté de l’avenir dans la musique et l’idée c‘est qu’on veut continuer comme ça sans se mettre trop de pression parce que ça ne marche jamais de forcer les choses ; il faut faire ce que tu veux faire avec amour et ne pas lâcher l’affaire. On va continuer et voir où ça nous mène ! Et pour l’instant on va pouvoir travailler avec un son de meilleur qualité dans notre nouveau local à Lyon 3.

 

Le groupe historiquement

Comment vous êtes-vous rencontrés ?

J’ai rencontré Romain vers 17 ans parce que je faisais du skate et lui du roller. J’ai commencé à lui apprendre la guitare et ses premiers accords sont sortis dans la cave de ses parents en plein hiver, assis sur un pack de bières. Ensuite, j’ai rencontré Fabien. On fréquentait la même école de musique à Saint-Etienne et on a monté un groupe avec d’autres membres motivés de l’école. A une époque on a donc eu ce groupe et The Navajos, pour lequel on avait recruté d’autres membres,  en même temps. On a fini par se séparer du chanteur donc j’ai dû apprendre à chanter, puis le bassiste est parti à cause du travail et comme Fabien voulait rejoindre Les Navajos je lui ai proposé de jouer de la basse avec nous.

Pour recruter Hector, Romain a mis une annonce sur des forums il y a deux ans quand nous sommes arrivés à Lyon.

 

Qu’est-ce qui vous a poussé à monter un groupe ?

Notre amour pour le rock n’roll profond ou notre amour profond pour le rock n’roll je pense (Rires). Et plus dernièrement on écoutait beaucoup de rock psychédélique dont un groupe incroyable psyché-western qui s’appelle Spindrift. On est tombés amoureux de ce genre de groupes ! Spindrift, les Back Angels, B.R.M.C., et on s’est dit qu’on voulait faire de la musique comme ça !

 

Pourquoi avoir choisi ce nom de groupe ?

(Rires). Romain est arrivé avec ce nom de groupe en disant que ça sonnait super bien alors on a réfléchi à une signification un peu plus profonde, et en fait les « Navajos » c’est un peuple amérindien qui a été opprimé par des colons qui sont arrivés et qui ont imposé leur système économique et de pensée et leur ont fait subir des atrocités…. Aujourd’hui ils vivent dans une réserve et ils continuent de se battre pour conserver leur système et leurs valeurs.

Il y a une vraie sagesse chez ces gens-là. Ce sont d’ailleurs les colons espagnols qui les ont appelé les Navajos, eux ils n’aiment pas cette appellation, ils préfèrent leur vrai nom, les Diné.

 

Depuis combien de temps votre groupe existe-t-il ?

Avec le nom The Navajos, les plus vieux morceaux datent d’il y a 5 ou 6 ans, mais le groupe tel qu’il est aujourd’hui avec cette formation définitive, existe depuis deux ans.

 

Avec quelle régularité vous réunissez-vous ?

Deux fois par semaine. Pour bien faire de toute façon, il faut passer du temps ensemble pour travailler, mais aussi pour partager et faire d’autres trucs. Tout ça, ça inspire vachement pour l’orientation du texte, du message, de ce qu’on a à dire.

 

Avez-vous un lieu prédéfini dans lequel vous vous réunissez ?

Oui, dans un local qui appartient à l’association Artis MBC pour Musique, Bazar et Compagnie, dans le 3e arrondissement. Il s’agit d’une association musicale qui permet au groupe de pouvoir répéter dans une salle amplifiée.

 

Le tremplin - En action

Dans la vie de tous les jours, est-ce que vous vous engagez ?

C’est compliqué de parler pour les autres, mais moi oui j’ai tendance à m’engager pour lutter contre les grandes injustices. Par exemple on a fait une chanson qui s’appelle Roads to Syria qui parle de la guerre, de l’immigration, de l’exil et des réactions de certaines personnes qui voient des migrants arriver et qui disent des choses comme ‘’ils nous volent notre travail’’, alors que les mecs ils essaient juste de survivre ou de ne pas se prendre une bombe sur la tête ! Ça me rend dingue d’entendre des trucs comme ça !

Je me bats aussi pour les gens qui sont intelligents et créatifs mais qui ont du mal à trouver leur place dans ce monde parce qu’ils sont très sensibles et que le monde me semble, justement, de plus en plus insensible.

 

Comment avez-vous connu le tremplin Zik’O Bij ?

Sur les réseaux sociaux. Il y avait une pub et on a envoyé notre candidature. C’est Fabien qui s’en est occupé.

 

Quel a été votre ressenti sur ce tremplin ? Comment l’avez-vous vécu ?

Déjà on a été super bien accueillis ! Et ce n’est pas toujours le cas… Le soir de la finale et de manière générale tout au long du tremplin, les gens étaient sympas et surtout on a pu profiter de critiques constructives faites par des personnes qui ont l’habitude. C’est comme ça que tu entends les choses et que tu avances, ça te fait grandir. Moi j’étais très en attente de ça avec ce tremplin, parce qu’il y avait un jury professionnel et que ce n’était pas un applaudimètre qui départageait les groupes (ndlr : un applaudimètre est  un instrument que l'on utilise pour mesurer le niveau sonore des applaudissements) !

 

Que va vous apporter/vous a apporté cette victoire ?

Un enregistrement déjà ! Une première partie apparemment aussi (Rires). Et puis c’est toujours bien de pouvoir dire que tu as gagné quelque chose, qui plus est quand c’est jugé par des professionnels. On a aussi rencontré des gens et découvert des groupes à l’issue de cette finale.

 

Trois mots pour définir le tremplin à un jeune hésitant à participer au Zik O’ Bij :

Accessible, parce que les gens avec qui tu traites sont sympas, qu’ils ont les pieds sur Terre et qu’ils te mettent dans des conditions de jeu géniales.

Agréable, parce que je n’ai vraiment que des sourires en tête. Pas de cafouillage de communication ou de gens blasés.

Honnêteté, parce que le jury est franc et honnête. Il arme les groupes de critiques constructives pour la suite.

 

Le mot de la fin ?

Merci, le Bij !

 

 

The Navajos jouera lors d’un concert organisé par Médiatone ! Aime leur page Facebook et reste connecté pour connaître leurs actualités !

 

Pour en savoir plus : 

La page Facebook du groupe.

Leur compte YouTube.

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