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Avec un rien on peut rendre les gens heureux !

Avec un rien on peut rendre les gens heureux !

La maraude effectuée par une trentaine de jeunes du centre social des Buers à la fin des vacances de février a déjà été remarquée par Le Progrès. C’est au tour du site Jeunes de relayer cette belle aventure et d’aller demander à ces jeunes de raconter leur expérience !

Qu’est-ce que c’est qu’une maraude ?

A l’origine, c’est un vol de cultures (fruits et légumes) qui n’ont pas encore été ramassées par leur propriétaire…

Mais dans le cas qui nous occupe, c’est la distribution d’aliments (environ 150 repas) et de matériels aux sans-abris et personnes dans le besoin des différents quartiers de Villeurbanne (Vaulx-en-Velin, le Tonkin, Laurent-Bonnevay, Croix-Luizet, Charpennes, Cusset) par les jeunes du centre social des Buers !

Pour les participants au projet, le fait d’avoir réalisé cette maraude ne semble pas avoir été quelque chose de si remarquable ou impressionnant que ça. En réalité, ils l’ont fait tout simplement parce qu’ils trouvaient ça important en hiver, que ça n’avait jamais été réalisé auparavant, et parce que ça correspondait à leur valeurs.

C’est suite à l’intérêt des jeunes sur la thématique de la solidarité que leur animateur, Abdelkader Benbakhti, a décidé de les faire réfléchir à l’exclusion et à ce que ça impliquait. En vue de cette maraude, les participants ont donné un euro symbolique d’inscription, et fait un don de 4€ pour acheter des produits alimentaires et d’hygiène. Une collecte de vêtements a parallèlement été organisée auprès des familles et des habitants du quartier.

« Le matin de la maraude, on a préparé l’activité en se répartissant en groupes pour effectuer les différentes tâches (préparation des cafés et des sachets fraîcheurs, tri des vêtements, appel à des commerçants et des associations pour récupérer des produits). L’après-midi, on s’est déplacés à pied ou en transports pour distribuer les repas et le matériel.

 Lors de la distribution des denrées, les retours pouvaient être complètement différents selon les personnes : certaines nous remerciaient et quelques-uns en redemandaient, alors que d’autres refusaient carrément ce que nous leur offrions (gêne, embarras). Heureusement, nous avions anticipé ces diverses réactions dans le temps de préparation !

Pour faire un bilan,  on a tous aimé participer à cette maraude ! En fait, certains se plaignent pour rien et d’autres sont heureux avec trois fois rien, alors que si on réfléchit on peut tous finir comme ça ! Donc ça nous a fait du bien de faire ça, parce que c’est une bonne action à l’aspect humanitaire. Ça ne coûte pas grand-chose de rendre des gens heureux ! »

 

Alyssia, Chaïma, Chloé et Inès